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mardi 31 janvier 2017

CERTIFICAT DE PESAGE

CERTIFICATS DE PESAGE

Le service public de pesage et de certification des poids, détermine à l’aide des ponts bascules, les poids des marchandises et des produits destinés à l’exportation.
Le pesage est systématique à l’exportation pour le café, le cacao, le coton et l’anacarde et s’effectue sous les tutelles administratives du Conseil du Café et du Cacao (CCC) et du Conseil du Coton et de l’Anacarde (CCA).
Le pesage des marchandises importées se fait suivant un échantillonnage laissé à la discrétion du Directeur Général des Douanes.
Le certificat de pesage émis, à l’issue du contrôle des pesées effectué par des agents assermentés, a une valeur légale et fait donc foi en cas de litige.
Il atteste, non seulement du poids des marchandises et des produits mais aussi de leur conditionnement, destination, ainsi que de leur nature.

PERSONNE RESSOURCE
M. KOUADIO Amani Bernard
Tel : (+225) 20 25 31 43
E-mail : kbernard@cci.ci


SOURCE :www.cci.ci

lundi 30 janvier 2017

CONVENTION SOLAS: pesée systematique des conteneurs des le 1er juillet.




La Réglementation :

Sous ses formes successives, la Convention SOLAS est généralement considérée comme le plus important des instruments internationaux ayant trait à la sécurité des navires de commerce. La première version a été adoptée en 1914, en réponse au naufrage du Titanic, la deuxième en 1929, la troisième en 1948 et la quatrième en 1960. La version de 1974 inclut la procédure d'acceptation tacite, qui prévoit qu'un amendement entrera en vigueur à une date spécifiée à moins que, avant cette date, des objections à l'amendement ne soient reçues d'un nombre convenu de Parties. La Convention de 1974 a donc été mise à jour et modifiée à plusieurs reprises. La Convention en vigueur aujourd'hui est parfois dénommée la Convention SOLAS de 1974, telle que modifiée.A partir du 1er juillet 2016, les exigences de la Convention SOLAS (Safety of Life at Sea) en matière de vérification du poids des conteneurs rentreront en application.


Suivant les nouvelles règles , il est exigé aux chargeurs de procéder au pesage de tous les conteneurs maritimes. En effet,les conteneurs pleins ne seront autorisés à charger à bord des navires concernés par la Convention SOLAS qu’à condition que leur Masse Brute Vérifiée (MBV) ou en Anglais, Verified Gross Mass (VGM) ait été fournie au capitaine du navire ou son représentant, et au terminal ou son représentant.

Cette information devra être faite suffisamment à l’avance pour permettre l’élaboration du plan de chargement.

Vérification du poids des conteneurs :

Deux méthodes ont été adoptées:

-La pesée du conteneur empoté

-La pesée de chaque élément, marchandise et matériel de calage-arrimage, présent à l’intérieur du conteneur.

Dans ce dernier cas, la méthode de pesée devra être validée par l’État où a été empoté le conteneur.


Rappelons que la responsabilité d’établir et de déclarer au transporteur maritime la Masse Brute Vérifiée incombe au chargeur.

Ces changements impactent directement les pratiques opérationnelles à l’échelle mondiale.

En effet,ces derniers jours çà bouge énormément dans toutes les communautés portuaires du monde, qui se préparent activement afin de respecter la mise en place de cette nouvelle disposition internationale.




Définitions :

MBV : Masse Brute Vérifiée

VGM : Verified Gross Mass

mardi 10 janvier 2017

TRANSITE ROUTIER INTER ÉTAT (TRIE)





Le TRIE (Transit Routier Inter-Etats), est une convention de la CEDEAO (N° : A/P4/5/82 du 29 mai 1982), qui a pour objectif l’application d’un accord douanier au profit des pays sans littoral maritime, pour faciliter les transports internationaux de marchandises par la route.


Cet accord entre états de la CEDEAO se traduit par un régime douanier où les marchandises admises font l’objet d’une suspension de droits et taxes et prohibition sur le territoire des états membres lors du transit.


Pour assurer le bon déroulement du TRIE, il a été institué un mécanisme de garantie des opérations du TRIE qui consiste en une chaîne de Cautions Nationales destinées à garantir les droits, taxes et pénalités éventuelles encourues sur le territoire des Etats membres, empruntés à l’occasion du TRIE de marchandises.


A cet effet, une cotisation au fonds de garantie sur la base d’un taux unique de 0,50 % de la valeur CAF des marchandises à l’importation, est perçue au point de départ de l’opération de transit routier inter-Etats par la Caution Nationale de l’Etat membre où commence ladite opération.


En Côte-d’Ivoire, la caution nationale est la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire (CCI-Côte d'Ivoire), conformément à la convention de cession de gestion du fonds de garantie TRIE signée avec le Ministère de l’Economie et des Finances le 21 août 1996.


A ce titre la CCI-Côte d'Ivoire assure le cautionnement des marchandises en transit faisant objet de déclarations de type EX3/3000 (réexportation directe) et EX3/3092 (réexportation en suite de zone franche) et fournit un service de tracking des cargaisons par apposition de balises de géolocalisation sur les camions transportant la marchandise admise à ce régime suspensif.


TARIFICATION


Cotisation au fonds de garantie est égale à 0,50% de la valeur CAF de la marchandise (selon la déclaration)
Frais des prestations CCI-Côte d'Ivoire (suivi chargement, tracking, récupération et apurement T1) = 12 500 FCFA par camion



PERSONNE À CONTACTER

Thérèse KOUADIO
Tel : (+225) 21 24 50 07 / 21 25 80 42
Fax : (+225) 21 25 86 48
E-Mail : servicesconcedes@cci.ci


SOURCE: www.cci.ci

lundi 22 février 2016

PRÉSENTATION DU CONSEIL DU COTON ET DE L'ANACARDE ( CCA)

 


LE CONSEIL DU COTON ET DE L'ANACARDE

 Qu’est-ce que le Conseil du Coton et de l’Anacarde ?
Le Conseil de régulation, de suivi et de développement des filières coton et anacarde en abrégé, «Conseil du Coton et de l’Anacarde» est un organe crée par :
–  la loi n°2013-656 du 13 septembre 2013 fixant les règles relatives à la commercialisation du coton et de l’anacarde et à la régulation des activités dans les filières coton et anacarde ;
– le décret n°2013-681 du 02 octobre 2013 portant dénomination de l’organe chargé de la régulation, du suivi et du développement des filières coton et anacarde.
Il constitue l’un des piliers du nouveau cadre institutionnel mis en place dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme des filières coton et anacarde
   Les motivations de sa création
Le Conseil du Coton et de l’Anacarde a été créé pour prendre le relais de l’Autorité de Régulation du Coton et de l’Anacarde (ARECA) dans la mise en place et le suivi d’un cadre réglementaire et un environnement permettant une meilleure gouvernance des deux filières afin de garantir une meilleure rémunération des acteurs. Il s’agit notamment de contribuer à
§   l’optimisation de la production et l’amélioration de la qualité du coton et de l’anacarde;
§  la garantie d’un prix rémunérateur aux producteurs au moins égal à 60% du prix CAF;
§  la transparence et la fiabilité du système de commercialisation;
§  la mise en place dans chacune des deux filières, d’une inter-profession représentative et crédible assise sur de solides organisations de producteurs;
§   l’augmentation à terme de la valeur ajoutée par la transformation;
§   l’amélioration du cadre et des conditions de vie des producteurs;
   Ses missions
Conformément à la loi suscitée, le Conseil du Coton et de l’Anacarde est chargé:
–   de suivre la mise en œuvre et de veiller au respect des principes et règles régissant les activités dans les filières coton et anacarde, notamment en matières de commercialisation des produits des deux filières ;
–  d’arbitrer les conflits entre les opérateurs ou entre ceux-ci et les prestataires de services annexes
– d’agréer les opérateurs et prestataires des filières coton et anacarde et d’organiser leurs activités dans un cadre contractuel ;
–   de gérer les informations économiques dans les filières coton et anacarde ;
–  d’instruire les demandes d’agrément des industriels des filières coton et anacarde ;
–  d’assurer le contrôle de la qualité et du poids des produits du coton et anacarde ;
–  de faire procéder à l’audit et au suivi des services concédés au sein des filières coton et anacarde ;
–  d’apporter à l’Etat, l’appui nécessaire à la négociation, au suivi, et à l’exécution des Accords et Arrangements internationaux ;
–  de participer à la mobilisation et à la sécurisation des financements au profit des filières coton et anacarde;
–  de superviser et de veiller à une synergie des initiatives et projets en faveur des filières coton et anacarde ;
–  d’exercer toutes attributions administrative et financière de régulation, de suivi et de développement des filières coton et anacarde qui ne relèvent pas de la gestion des acteurs privés ou de la compétence d’autres structures partenaires des filières.
Le Conseil du Coton et de l’Anacarde est habilité, en cas de défaillance d’une structure investie de missions d’intérêt général au sein de ces deux filières, à la suppléer en tout ou partie de ces missions, pendant une période définie conjointement par le Ministre chargé de l’Agriculture et le Ministre chargé de l’Economie et des Finances par voie réglementaire
Son organisation
Pour réaliser ses missions et atteindre ses objectifs, le Conseil du Coton et de l’Anacarde et de l’Anacarde est doté:
–  d’un Conseil d’Administration et
–  d’une Direction Générale.
Le Conseil d’Administration
Le Conseil d’Administration est composé de 12 membres nommés par décret pris en Conseil des Ministres, dont:
§  6 représentants de l’Etat:
§  2 représentants de l’Inter-profession de la filière Coton;
§  2 représentation de l’Inter-profession de la filière anacarde et;
§  2 représentants de l’Association professionnelle des Banques et Etablissements Financiers de Côte d’Ivoire (APBEF-CI).
Chaque Administrateur est désigné par l’Administration ou les organisations qu’il représente. Les représentants de l’Etat sont repartis comme suit:
–  un Représentant du Président de la République ;
–  un Représentant du Premier Ministre;
–  un Représentant du Ministre charge de l’Agriculture;
–  un Représentant du Ministre chargé de l’Industrie ;
–  un Représentant du Ministre charge de l’Economie et des Finances;
–  un Représentant du Ministre chargé du Commerce.
Le mandat des Administrateurs de 3 ans renouvelable une fois.
Le Conseil d’Administration est dirigé par un Président dont l’élection par les membres du Conseil est entérinée par un décret pris en Conseil des Ministres.
La Direction Générale
Le Conseil du Coton et de l’Anacarde est dirigé par un Directeur Général nommé par décret pris en Conseil des Ministres sur proposition conjointe du Ministre en Charge de l’Agriculture et du Ministre en charge de l’Economie et des finances.
Il peut être assisté d’un ou de deux Directeurs Généraux Adjoints.
Le cadre organique du Conseil de Coton et de l’Anacarde est constitué de Directions, de services et de bureaux. Il est validé par le Conseil d’Administration su proposition du Directeur Général.
Le Conseil Du Coton et de l’Anacarde est doté de délégations régionales qui jouent un rôle de relais et de représentation dans les zones de production.


mardi 2 février 2016

LE CANAL DE VRIDI


Construction du canal de Vridi, comment les ingénieurs ont vaincu le « trou sans fond »?




Canal De Vridi 

 Il s’agissait du premier canal en eau profonde de toute l’Afrique.

En 1903, la construction d’un canal reliant Abidjan à Vridi, soit la lagune Ebrié à l’océan Atlantique, débute. Le chantier était rendu difficile par ce que les ingénieurs avaient appelé « le trou sans fond », qui aspirait le sable.
Il s’avéra que ce phénomène géologique fit l’effet inverse: il rejeta toujours plus de sable, rendant impossible la poursuite du creusement du canal. En 1905, eut lieu l’effondrement de tout ce qui avait été construit durant deux ans.
 On trouva une alternative au projet initial: construire un canal entre la lagune Ebrié et l’océan pour les bateaux à forte contenance. La construction commença en 1912, mais fut bientôt freinée par la Première Guerre Mondiale, puis paralysée par la farouche opposition des commerçants au projet.

Parallèlement, les études autour du canal de Vridi se poursuivent, la difficulté étant d’éviter le « trou sans fond ». En 1919, deux ingénieurs présentent une nouvelle solution: relier Vridi à Abidjan par un canal construit loin du « trou sans fond » et édifier le port dans la baie du Banco. Cependant, tous les projets de construction sont abandonnés en 1923 par décision du Gouverneur Antonetti et de l’inspecteur général Ficatier. 

En 1927, l’entreprise Schneider-Daydé est chargée d’étudier le projet. Dans son rapport, elle propose l’édifice d’un canal de 150mètres de large, à l’endroit où le cordon littoral se rétrécit, loin du « trou sans fond ».
La solution finale fut trouvée par Roger Pernlad-Considère, qui suggéra de construire le canal 3 kilomètres à l’est de l’emplacement proposé par les études de Michel et Noël et de Schneider-Daydé. Son projet fut testé dans un laboratoire Hollandais, puis adopté officiellement le 17 décembre 1935. Le canal serait d’une largeur de 200 à 370 mètres, d’une longueur de 2,7 kilomètres et d’une profondeur de 11 à 15 mètres.
La construction débutera en 1936, menée par l’entreprise de Construction du Port d’Abidjan (CPA) qui regroupait plusieurs sociétés. Après une interruption causée par la Seconde Guerre mondiale, les travaux reprirent et le canal fut ouvert le 23 Juillet 1950, et le port le 1er janvier 1951.

mardi 20 octobre 2015

HISTORIQUE DU PORT AUTONOME D'ABIDJAN

 

La naissance du port
Logotype de la société du port autonome d'Abidjan.

La création d’un véritable port en eau profonde étant devenue indispensable, en raison de la croissance rapide du volume des échanges et de la nécessité de manutentionner des charges unitaires indivisibles de plus en plus lourdes, dès 1892 sont entreprises les études nécessaires à la détermination d'un site précis susceptible d’accueillir les futures infrastructures. C'est ainsi que Grand-LahouGrand-BassamSassandra et Bingerville furent étudiés.
En 1898, une mission française est envoyée en Côte d'Ivoire (avec le Capitaine Houdaille, le Capitaine Thomas, le capitaine Crosson-Duplessis...) en vue de la future création d'un chemin de fer et d'un port. L'existence du Canyon est prise en compte (autrefois appelétrou sans fond). Cette mission met notamment en évidence le fait que le plus court chemin entre Bamako et l’Océan Atlantique passe par Abidjan et non par Dakar (comme on l’imaginait jusque-là) Elle relève également divers autres facteurs techniques, géographiques et économiques favorables et propose formellement Abidjan pour accueillir le port et constituer ainsi la tête de ligne du chemin de fer qui sera baptisé «Abidjan-Niger» (RAN).
De prime abord, le choix se porte sur le site de Port-Bouët mais dès le commencement de la construction (1906-1907) on s'aperçoit que les ouvrages de protection du débouché en mer et les appointements annexes sont engloutis par de vastes effondrements, vers le canyon. En 1935 on décide donc de construire le Canal de Vridi (projet établit par l'ingénieur Roger Pelnard Considère après essais sur modèle réduit, au laboratoire de Delft (Pays-Bas) - le projet est soutenue par Wattier). La construction est confiée à l'Entreprise de construction du Port d’Abidjan (CPA) dès 1938. Ces travaux terminent en 1950mettant enfin en communication la Lagune Ébrié avec la mer grâce à un canal de 2700 m de long sur 370 m de large avec une profondeur de 13,50 m (le 23 juillet1950).
Le 5 février 1951 le Port d’Abidjan est officiellement inauguré par le Président de l'Assemblée Territoriale Ouest Africaine l'ivoirien Victor Capri Djédjé et le Ministrede la France d'Outre-Mer François Mitterrand en présence de l'honorable médecin et chef du village de N'Gokro Félix Houphouët-Boigny.


Le Port autonome d'Abidjan est un établissement public de l'État ivoirien, qui exerce conjointement des missions de service public administratif et des missions de service public à caractère industriel et commercial. Il est géré comme un établissement public à caractère industriel et commercial et est chargé d'exploiter, de gérer et de promouvoir les installations portuaires d'Abidjan à Treichville.
Situé sur les côtes de Treichville (Abidjan sud) en Côte d'Ivoire, il est le plus important port d'Ouest et le deuxième de toute l'Afrique après celui de Durban, et devant le Port de Lagos et le Port autonome de Dakar. Un port en transbordement et à conteneurs. Grâce au canal de Vridi d'une profondeur de 15 mètres, les bateaux à grand tirant d'eau peuvent accoster dans un port en eau profonde2. Le Directeur Général du PAA est Hien Sié. Le port déclaré sûr et conforme au code ISPS possède des équipements modernes. Il abrite différents activités et services, des usines, des sites de raffinage liés à des entreprises du domaine...
Son trafic contribue à 90 % des recettes douanières du pays et à 60 % du revenu de l'État. 65 % des unités industrielles du pays exercent sur le port, représentant un effectif de 50 000 personnes sur le site. 70 % du PIB ivoirien passe par le port3. Ici transitent 70 % des échanges extérieurs des pays de l'hinterland (Faso, Mali, Niger, Tchad, Guinée Conakry...). Pour la région c'est un véritable outil de coopération et d'intégration.
On y trouve de grands groupes mondiaux. Les entreprises leaders sont SDV-SAGA (qui emploie plus de 4000 personnes), SETV Société d'Exploitation du Terminal de Vridi, Sitarail  SIMAT, OLAM (Mantra Ivoire), SEA INVESTetc.